Enfin un avenir pour le Stade Léo Lagrange de Besançon

L’ancien sanctuaire du mythique Besançon Racing Club n’est plus que le terrain de jeu des corbeaux et des pigeons depuis le dépôt de bilan du club en 2012. Plutôt que de laisser l’enceinte flambant neuve de 10 500 places dépérir au fil des saisons, la municipalité pourrait bien avoir trouvé la solution !

tribune-sud

« Imaginez un stade toujours plein qui vibre chaque semaine aux exploits de ses occupants, imaginez des tribunes copieusement garnies de familles qui passeraient un agréable moment de sport et de fraternité !! » Philippe Boulard, l’adjoint aux sports de Besançon est heureux comme un joueur de foot après le tir au but de la victoire.

Après des mois d’interrogation sur le devenir de l’ancien Stade de la Gibelotte, la solution est apparue évidente et pourrait enlever une belle épine du pied à la municipalité.

« Ces derniers mois des tensions sont apparues avec les gens du voyages. Ils étaient mécontents de l’aire de Thise et de celle de la Malcombe. Des aires vétustes, insalubres et parfois trop petites. Comme en novembre 2011 lors de la venue de Chico et the Gypsies à Micropolis. Rénover ces aires et les agrandir aurait coûté trop d’argent. Nous avons donc décidé de transformer le stade Léo Lagrange en aire d’accueil. »

Légèrement incongrue au premier abord, cette solution pourrait bien être la bonne. Peu d’aires pour gens du voyage en France font plus d’un hectare et disposent de trois vestiaires avec des dizaines de douches et de toilettes. Le raccordement électrique serait également plus aisé. Et avec la possibilité d’utiliser les projecteurs, les familles pourraient se dispenser d’allumer des feux pour les traditionnels chants du soir.

« On peut même imaginer permettre au public de s’installer dans les gradins le week-end pour assister de plus près à la vie quotidienne des gens du voyage comme le tressage de paniers ou le combat de chats ».

Un spectacle rare et très instructif qui devrait enthousiasmer le public bisontin, sevré de grands matches depuis la fin des derbies entre Besançon et Vesoul.

Monsieur Boulard n’a qu’une hâte, pouvoir proposer son projet au prochain conseil municipal.

La rédaction