Affaire Nabilla : l’enquête passe par Besançon

nabillaAccusée de tentative de meurtre sur la personne de son compagnon, la jeune Nabilla – jusqu’alors inoffensive starlette de la téléréalité – se retrouve désormais au cœur d’une affaire judiciaire qui semble passionner les Français autant qu’elle occupe les rédactions. Même nos confrères de la presse régionale en ont fait leurs choux gras – se contentant au passage de reformuler ce que l’on avait déjà lu ailleurs.

Mais à l’Écho de la boucle, nous ne mangeons pas de ce pain-là. Notre conception de l’information locale est bien différente et nous assumons pleinement et sans compromis notre vocation de journalistes de proximité. Jamais nous n’aborderions une telle affaire dans nos colonnes sans avoir préalablement établi un lien digne d’intérêt entre ce fait divers et l’ancrage géographique qui est le nôtre.

Or, ce rapport, nous l’avons découvert. Au terme d’un laborieux travail d’investigation, nous sommes donc aujourd’hui en mesure de révéler la face bisontine de l’affaire Nabilla.

Un couteau qui mène tout droit à Besançon

Tout commence avec le couteau. Ce fameux ustensile de cuisine par lequel tout a basculé. Nous avons établi que le couteau en question a été acheté à l’Ikéa de Viliers-sur-Marne en juin 2010, par une Nabilla encore totalement inconnue du grand public.
La caissière qui – à l’époque – avait encaissé cet achat, n’est pas n’importe qui. Cette personne – que nous nommerons Madame T. – est la propriétaire d’une automobile Peugeot 207 HDI. Un véhicule qu’elle a acheté d’occasion en septembre 2009 à Jean-Pierre S. – un retraité qui fut autrefois cuisinier dans une baraque à frites de Dunkerque.

En 1959, cet homme – aujourd’hui âgé de 81 ans – effectuait son service militaire à Metz. Il comptait, parmi ses compagnons de chambrée, le dénommé Charles Bonvoisin, originaire de Tours, qui devait se marier deux ans plus tard avec une certaine Ginette Beauvalot, née 21 ans plus tôt à… BESANÇON !

Forts de cette brillante démonstration, nous avons contacté M.Bonvoisin – aujourd’hui veuf – afin de l’interroger sur ces liens avérés entre le lieu de naissance de son épouse et le couteau de l’affaire Nabilla.
Monsieur Bonvoisin – visiblement atteint d’une importante surdité due à l’âge – s’est contenté de nous répondre : « Hein ?? Non mais… Allo ?? Quoi ?? », avant de nous raccrocher au nez. CQFD.

Dans une sincère volonté d’apaisement, nous espérons que nos chers confrères de la presse régionale sauront accepter – sans trop s’en offusquer – cette modeste leçon de journalisme local d’investigation.