À l’occasion de la Journée de la Femme, il accorde à son épouse le droit de sortir les poubelles

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Une fois n’est pas coutume, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, nous avons décidé de donner la parole à un homme.

Bertrand habite à Champagnole (Jura) et il se présente très modestement comme « un militant des droits des femmes ». Vivant dans un milieu professionnel et géographique plutôt enclin à un machisme que nous qualifierons de traditionnel, Bertrand a préféré rester anonyme afin d’éviter les moqueries de son entourage. Son véritable prénom ne sera donc pas dévoilé.

Bertrand, vous connaissez bien les femmes je crois ?
Oui, je suis marié depuis 27 ans avec une femme.

Cette Journée internationale des droits des femmes est pour vous un jour très particulier. Pour quelles raisons ?
J’ai très tôt pris conscience de l’injustice à laquelle les femmes sont confrontées dans notre société. Quand on pense par exemple qu’en France, elles n’ont obtenu le droit de vote qu’en 1945, c’est incroyable ! Alors j’ai décidé chaque année, à l’occasion de cette journée du 8 mars, de faire le bilan de l’égalité des droits dans notre couple. Et tous les ans, je me rends compte qu’il y encore des droits que je m’arroge aux dépens de mon épouse.

Vous pouvez nous donner quelques exemples ?
Il y a deux ans par exemple, j’ai constaté que c’était toujours moi qui mettais la table. Pendant ce temps, ma femme faisait le repassage, le ménage ou toute autre tâche dans laquelle elle se réfugiait pour dissimuler sa frustration. Depuis le 8 mars 2013, je lui ai donc totalement abandonné le droit de mettre la table.
L’an dernier, j’ai fait un effort sur le chien. Avant, c’était toujours moi qui sortait le vider avant la nuit. C’était égoïste de ma part. Depuis le 8 mars 2014, c’est ma femme qui s’en charge.

Et cette année, à l’occasion du 8 mars, sur quoi va porter votre effort ?
Cette année, ça me coûte beaucoup mais j’ai décidé de lui sacrifier le droit de sortir les poubelles. Je sais que ça me manquera pendant quelque temps mais on est militant de la cause des femmes ou on ne l’est pas.

Comment votre épouse prend-elle ces sacrifices que vous faites chaque année pour lui permettre de conquérir de nouveaux droits ?
Elle le vit avec beaucoup de pudeur et d’humilité. Hier soir encore quand elle revenue des courses après son travail, elle m’a dit depuis la cuisine qu’elle aimerait bien que je remette la table comme avant ou que je m’occupe à nouveau de faire pisser le chien. Mais je sais bien qu’elle dit ça pour me faire plaisir. Il n’est pas question de la priver de la jouissance de droits si chèrement acquis.

Et l’an prochain, il vous restera encore des droits à partager avec votre épouse ? 
Oui, il y aura encore celui d’emmener la voiture au garage. J’ai toute l’année pour me faire à cette idée.

Est-ce que votre épouse se montre aussi partageuse que vous ? Vous accorde-t-elle par exemple le droit de repasser, de faire le ménage, les courses ou de cuisiner ?
Elle me l’a souvent proposé en effet, mais je crois que nous – les hommes d’aujourd’hui – avons la responsabilité d’offrir à nos compagnes une forme de compensation pour les droits que l’on a si longtemps refusés aux femmes d’autrefois. Je lui laisse donc le privilège de toutes les tâches ménagères. Je paie pour les machos d’autrefois en quelques sortes.

C’est très généreux de votre part.
C’est naturel vous savez, quand on a comme moi la cause des femmes chevillée au corps.

  1. Mais ARRÊTONS avec la démagogie et cette JOURNÉE DE LA FEMME et autorisons-là à sortir les poubelles tous les jours !!!

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