Besançon : pensant avoir gagné au Loto, il avait racheté l’ancien Conservatoire

Un Bisontin qui pensait avoir remporter un véritable pactole au Loto vient de mettre la ville de Besançon dans un fâcheux embarras.

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En novembre dernier, un heureux habitant de Velotte constate qu’il a coché les 6 bons numéros sur sa grille de Loto hebdomadaire. Fort de cette fortune inespérée, l’homme se porte alors acquéreur de l’ancien Conservatoire de Besançon – « par nostalgie des cours de solfège de ma prime jeunesse », confiera-t-il à nos confrères de l’Est Républicain.

Pour la ville de Besançon et les finances municipales, cette vente est un véritable soulagement car depuis trois ans, l’ancien Conservatoire était en vente sans trouver preneur. Misant alors sur les 2 millions d’euros tirés de la vente de l’immeuble, notre bon maire – par ailleurs président de l’agglomération – décide donc de lancer un grand plan de modernisation des infrastructures routières : réfection du pont de la Gibelotte et tracé d’une nouvelle voie de bus en site propre en direction de la faculté de la Bouloie. Le chantier avait débuté en janvier dernier.

Une malheureuse confusion de chiffres

Cette belle histoire a malheureusement pris fin en fin de semaine dernière lorsque notre chanceux Bisontin est monté à Paris pour toucher le montant de son gain. la Française des Jeux lui a alors annoncé que son bulletin n’allait lui rapporté que… 5 euros. L’homme, souffrant d’une dyscalculie sévère, reconnait aujourd’hui avoir probablement confondu le 31 avec le 13, le 12 avec le 21 et le 24 avec le 42.

La promesse de vente de l’ancien Conservatoire est donc de fait annulée. « Cette affaire nous cause un grand préjudice. Nous n’avons rien vu venir et nous ne savons pas comment nous allons rembourser et achever tous ces travaux », affirme − effondré − le maire de Besançon.
Les travaux sont donc interrompus jusqu’à nouvel ordre et la réouverture du pont de la Gibelotte, prévue cet été, n’est plus à l’ordre du jour. Les Bisontins devront ronger leur frein, s’habituer aux embouteillages et pourquoi pas jouer au loto, pour faire passer le temps.

La rédaction

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