Il cueille pour sa belle-mère des champignons parfaitement comestibles qu’il pensait être des amanites phalloïdes

amanites

La cueillette des champignons est une activité de pleine nature particulièrement gratifiante en cette période automnale. Les espèces comestibles abondent dans les forêts de notre belle région et c’est un ravissement de voir petits et grands découvrir ici un cèpe, là une tache de trompettes de la mort.
Mais cette activité exige toutefois un minimum de connaissances qui éviteront au cueilleur de confondre un champignon comestible avec un spécimen toxique, voire mortel.

Jean-Luc S. l’a appris à ses dépens il y a quelques semaines alors qu’il venait d’effectuer une jolie cueillette dans la forêt de Chaux : « Quatre grosses amanites phalloïdes ! Enfin, ça y ressemblait sacrément ! » Quatre champignons, que le Jurassien s’empresse d’offrir à sa belle-mère : « Je la déteste cette crevure et elle, elle adore les champignons. Du coup, j’ai pensé que ces amanites pourraient nous satisfaire tous les deux. »

Mais Jean-Luc, n’est pas un fin mycologue. Ses amanites n’avaient rien de phalloïdes et sa belle-mère – indemne – en a fait son régal. « J’ai espéré pendant une dizaine de jours mais rien. Pas même un petit mal de ventre », confie le cueilleur, dépité.

Contacté par nos soins, l’association des mycologues jurassiens rappelle qu’en matière de champignons, l’expérience fait souvent figure d’expertise : « Les gens peuvent s’adresser aux mycologues amateurs s’ils ont des doutes. Si Jean-Luc S. nous avait montré ses champignons, on lui aurait apporté des conseils. Il aurait cueilli les bons spécimens et aurait évité une belle déception. »

La rédaction

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