Haut-Doubs : excédée par l’accent des autres villageois, une nouvelle habitante saisit la justice

Une nouvelle habitante de la commune de Jougne (Doubs) a saisi le tribunal administratif de Besançon pour faire taire les autres villageois !

Selon L’Est Républicain, Jocelyne M. a emménagé à Jougne le 15 août 2018, alors que la plupart des habitants étaient partis en vacances. La nouvelle venue – d’origine dijonnaise – ignorait donc que les villageois ne parlaient pas normalement. Après leur retour de vacances, début septembre, elle a soudainement découvert cette réalité brutale : les Jougnards – petits et grands – parlent fort jour et nuit et ils s’expriment avec un accent du Haut-Doubs très prononcé.
« Ma cliente ne supporte pas ces A qui traînent ni ces O mal prononcés en fin de mots, explique l’avocat de la plaignante. Quant aux R gutturaux que l’on perçoit à plusieurs centaines de mètres, leur sonorité est bien trop agressive pour une oreille délicate et instruite. »

Soucieuse de vivre en bonne entente avec les autres villageois, Jocelyne M. – ancienne orthophoniste à la retraite – a alors proposé d’offrir des cours de rééducation phonologique à ses voisins proches ; « car il n’est jamais trop tard pour apprendre à bien parler », leur a-t-elle alors gentiment expliqué.
Hélas ! la réponse des voisins a été unanime : « Si elle aime pas l’accent du Haut-Doubs, elle a meilleur temps de r’tourner à Dijon ».

Une question de tranquillité publique

La riveraine excédée a ensuite lancé une pétition pour demander au maire du village – Gérard Petit-Trabourey de « garantir la tranquillité publique en prenant un arrêté imposant aux habitants de se taire entre 20h00 et 10h00 ». Une pétition qui n’a récolté qu’une seule signature – celle de Madame M.

Le maire du village, qui avait d’abord fait la sourde oreille, a finalement accepté de prendre un arrêté imposant aux Jougnards de se taire entre… 4h30 et 4h31 du matin ! Cette avancée n’a pas eu l’heur de satisfaire Jocelyne M. qui a donc décidé d’attaquer l’arrêté du maire devant le tribunal administratif de Besançon.

Dans quelques semaines, le juge administratif devra donc trancher la question des horaires : la tranche de silence fixée par la mairie est-elle ou non suffisante pour assurer la tranquillité publique ?
Des précédents récents, relatifs à des sonneries de cloches et autres beuglements de vaches, laissent à penser que Jocelyne M. pourrait remporter une victoire judiciaire. Le cas échéant, les 1800 habitants de Jougne devront alors se résoudre à apprendre le langage des signes ou accepter de participer aux cours de rééducation phonologique si gentiment proposés par leur nouvelle voisine.

La rédaction

Crédits image : Ordifana75 / Creative Commons

  1. Toujours à l’affut de l’actualité récente accommodée d’une belle inventivité.
    Je prends toujours avec plaisir ce moment de lecture.

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  2. Bonjour a tous
    Solution radicale
    Interdire les citadins de campagne
    La seule

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  3. Toujours aussi indispensable comme tous les articles. Mes zigomates vous saluent !

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  4. PAS CONTENTE ? ELLE DEGAGE

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  5. Pill Bill Piquemiette 13 juillet 2019, 22 h 38 min

    Je suis d’accord Jacquot, si elle l’accent de Jougne ne lui plaît pas, E L L E S E
    C A S S E !!! Non, mais alors…

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