Jura : 1800 vaches montbéliardes transférées en Martinique pour mettre au point un nouveau Comté « goût banane »

Jura. Une vache dans un avion, c’est pour le moins insolite. Mais 1800 vaches qui font leur baptême de l’air, c’est du jamais vu ! Ce sont pourtant bien des vaches montbéliardes – au nombre exact de 1812 – qui s’envoleront de l’aéroport de Dole-Tavaux la semaine prochaine pour mettre le cap sur la Martinique, à 7000 km de là. Sept avions cargos prêtés par l’Armée de l’Air seront nécessaires pour cette opération.

Mais qu’on se rassure : si nos chères ruminantes sont ainsi arrachées au terroir jurassien, ce n’est pas pour passer l’été à bronzer sur les plages des Antilles, mais pour le travail.
« On cherche à donner des arômes différents au Comté, un peu comme cela se fait déja avec la cancoillotte », explique Jean Beunard, directeur de l’Institut de recherche fromagère du Jura (IRFJ). « Cette implantation de vaches montbéliardes en Martinique va nous permettre de mettre au point un nouveau produit : le Comté goût banane ».

Les vaches brouteront des feuilles de bananiers

Exit l’herbe tendre des prairies jurassiennes ; les 1812 vaches, originaires de plusieurs élevages de la région de Poligny, brouteront désormais des feuilles de bananiers. Un régime inhabituel pour ces animaux et un pari sur l’avenir pour les chercheurs de l’IRFJ et leur directeur : « si le résultat est à la hauteur de nos attentes, le Comté goût banane sera commercialisé fin 2020. »

Voilà qui constituerait une belle revanche pour l’IRFJ, après l’échec cuisant de l’expérimentation du Comté « goût vin du Jura » en 2016. Rappelons qu’à l’époque, plus de 700 vaches montbéliardes étaient mortes dans d’atroces souffrances d’un empoisonnement au sulfate après avoir été exclusivement nourries de feuilles de vigne jurassienne durant plusieurs semaines.

La rédaction

  1. J’espère que ce sont des plantations bio garanties sans chlordécone qui ont été choisies pour pâturer ?
    Sinon le comté-banane ne sera pas commercialisable, ce qui serait assurément une perte pour la gastronomie française.

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    • Il est également envisagé de les nourrir de canne à sucre, de réduire le lait par évaporation et de commercialiser du lait concentré sucré. Des analyses sont en cours afin de déterminer le risque de diabète susceptible de se développer chez nos chères ruminantes.
      Une autre piste serait de distiller le lait ainsi produit afin de créer une boisson énergisante de type Rhum 1er age, 2ème age, croissance. A suivre …

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  2. A quand les vaches au Groenland pour le Comté goût esquimau.

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