Victimes de leur cupidité, 2 000 Bisontins restent bloqués aux Hauts du Chazal

À 16 heures, environ 2 000 Bisontins étaient bloqués dans le quartier des Hauts du Chazal − sans nourriture, sans boisson et sous un soleil de plomb − en espérant trouver une place dans une rame du tram pour pouvoir repartir.

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Que s’est-il passé ?

Le soleil ayant décidé d’être de la partie, les Bisontins sont sortis par milliers ce samedi afin de prendre part aux festivités inaugurales de leur tout nouveau tramway.

Comme le voyage est gratuit jusqu’à ce lundi et que l’homo economicus aime à profiter de tout ce qui est gratuit, chacun a évidemment voulu faire son petit tour de tramway. Ainsi, plusieurs milliers de personnes sont montées dans des rames successives de plus en plus bondées.

La majorité des Bisontins n’ayant jamais mis les pieds dans le quartier des Hauts du Chazal, c’est cette direction qu’ils ont majoritairement privilégiée.

Enfin parvenus à destination après plusieurs dizaines de minutes de voyage en mode sardines en boîte, nos voyageurs ont rapidement compris qu’il n’y avait pas grand chose à faire aux Hauts du Chazal. La plupart ont donc voulu en repartir.

C’est là qu’ils ont constaté que plusieurs centaines de leurs congénères − eux aussi attirés là par une cupidité pathétique mêlée de curiosité − faisaient la queue à l’arrêt du tram pour quitter ce désert urbain.

La situation s’est rapidement aggravée et, à 16 heures, ce sont environ 2 000 Bisontins qui étaient bloqués aux Hauts du Chazal − sans nourriture, sans boisson et sous un soleil de plomb − espérant trouver une place dans une rame du tramway (capacité d’une rame : environ 130 personnes).

Face à cette situation sanitaire particulièrement inquiétante, la ville de Besançon a dû se résoudre à affréter en urgence une quinzaine de bus Ginko − par ailleurs fort confortables − pour secourir ces malheureux voyageurs d’un jour.

Quelle idée aussi d’aller aux Hauts du Chazal juste parce que c’est gratuit ?

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La rédaction

Crédits photo : @Macommune  sur Twitter