Les ingénieurs du Grand Besançon planchent déjà sur l’après-tramway

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Trois mois seulement après le mise en service du tramway, les ingénieurs en charge des transports au Grand Besançon travaillent déjà sur l’avenir des transports en commun de l’agglomération. Ces experts de la prospective technologique s’efforcent d’anticiper les solutions qui pourront – dans un avenir plus ou moins proche – pallier les limites du tramway.

Afin de proposer des solutions innovantes, encore faut-il identifier les points à améliorer. Les ingénieurs de l’agglomération ont notamment relevé deux dysfonctionnements d’importance : le bruit et la régularité annoncée qui n’est malheureusement pas au rendez-vous.

Du caoutchouc pour réduire les nuisances sonores

L’aspect silencieux du tramway avait largement été surestimé. Sur le terrain, le crissement des roues métalliques sur des rails également métalliques est perçu comme une nuisance importante par de nombreux riverains. À ce jour, 134 plaintes pour nuisance sonore ont d’ailleurs été déposées. Heureusement, les ingénieurs du Grand Besançon affirment que des solutions existent et ils citent notamment le cas du caoutchouc : cette matière est un très bon isolant phonique qui pourrait être utilisé pour insonoriser les roues.
pneus_xoneAutre avantage du caoutchouc : son utilisation permettrait de s’affranchir du système de déplacement sur rail. Une évolution qui serait parfaitement en cohérence – d’après les ingénieurs du Grand Besançon – avec leur autre proposition : la remise en cause du mode de transport en commune en site propre.

La circulation du tramway sur des voies en site propre, qui devait en théorie garantir la régularité horaire des rames, a en effet montré ses limites sur le terrain. Depuis début septembre, on compte en moyenne deux incidents par jours sur la ligne (intervention des pompiers, accidents de voitures, véhicules de livraison mal garés…). À chaque fois, ces incidents obligent l’arrêt temporaire de l’ensemble des rames de la ligne. Au final, les retards sont souvent conséquents et le mode de déplacement en site propre n‘est donc plus justifié.

Vers une solution plus souple

Toutefois, les ingénieurs du Grand Besançon insistent :  « ces constats négatifs ne sont pas des aveux d’échec » car les progrès technologiques récents permettent désormais d’envisager un mode de transport en commun beaucoup plus souple. Une technologie qui sera capable – tenez-vous bien – de quitter son parcours habituel et d’emprunter d’autres voies afin éviter une portion temporairement bloquée à la circulation !

Bien conscients de l’intérêt qu’il y a à préparer le grand public à ces modes de transport futuristes, les ingénieurs du Grand Besançon ont modélisé un prototype virtuel (voir l’image ci-dessous).

Celui-ci préfigure sans doute l’avenir du transport en commun de notre agglomération à l’horizon 2025 ou 2030.

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La rédaction

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